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♡: PEACE & RIDE

 

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J’ai commencé le skate un peu par hasard. Mon petit frère avait oublié son skate, il avait téléphoné chez nous pour qu’on lui apporte. C’était à l’époque des premiers téléphones portable. (lisez télécommandes à antenne) J’ai donc été lui apporté.

J’avais pas spécialement prévu d’en faire, le skate park était à l’autre bout de la ville. Près de chez nous il y’avait un grand parking où d’ailleurs ridaient de temps à autre les skateurs. C’était désert, j’en ai profité pour tenter de rouler.
Je pensais que j’allais me vautrer royalement, faut croire que c’était un peu le destin car j’ai su de suite rider. A ce moment là on vivait en France, du bitume à profusion idéal pour les skates! Rien à voir avec les pavés de Tournai.

J’ai donc traversé la ville en skate, me sentant un peu comme un O.V.N.I !
Bah oui! Déjà rien qu’au bruit tout le monde se retourne, puis leur air stupéfait quand ils captent que c’est une fille qui roule… Concentré à mon habitude, je continue ma route.

J’arrive au skate park, sur le skate, entière. Je cherche mon frère.
Je me souviens qu’il était pas content (lisez furieux) du haut de des 6/7ans.
Je lui explique que si j’avais du marcher cela aurait pris au moins le double du temps et qu’au final il aurait quand même pas été content. Les skateurs s’y mettent et lui disent qu’il a de la chance d’avoir une grande soeur qui tient sur un skate. (imaginez Bart Simpson et Daria dans le même épisode).

Je suis resté à observer en haut de la rampe, un des skateur m’a filé sa planche. Mon frère riait jaune.  Le reste est un peu flou, j’avais douze ans, c’était il y’a 17 ans. Je venais de découvrir Deftones et Metallica.

Un peu plus tard, j’ai reçu un skate. Il venait d’un grand magasin de sport.  Une vrai galère, lourd comme un sac de plomb et le grip, quel grip ? Enfin j’avais pas le choix c’était çà ou rien.

J’allais donc rouler et m’entrainer sur le parking de la salle omnisports
et retrouver les skateurs.

J’étais la seule fille à rouler en skate. Il y’avait toujours en bonne ambiance.
Quand j’avais bien galèrer pendant des heures à faire un ollie, ils me montraient comment faire ci ou çà. J’étais loin de 6 planches de Marcel!  Des fois on allait rouler à Valenciennes ou à Lille.

Le truc le plus relou (ouais je parle comme une cool kid :D) quand tu skate c’est la pluie et le sable! Quand t’es en vacances et que t’as tout le temps pour skater et qu’il pleut… C’est l’enfer!

Je me souviens des vacances à Wissant à descendre la digue vers la plage pour faire un wallride sur le mur et à pleurer après car mes roulement étaient foutu.

 

N°1000

Entre temps, je déménage chez mon père, à Tournai. Dans une rue en pente, il y’avait un park couvert et gratuit! C’était dans une ancienne piscine, là où j’avais passé mon brevet de 25m, toute petite en revenant de Palma. L’odeur du skate park de tournai était un mélange de bois, poussière, sueur et chlore. Ce que j’y préférais les half-pipes et les gap. Le street c’était pas vraiment mon dada. J’avais une board correcte. J’étais toujours la seule fille rouler mais y’avait Nath, la gardienne en semaine du skatepark.

Je m’y suis cassé les dents en mangeant un snicker, pété le coude, retourné le petit doigt, foulé les chevilles, pété un orteil… des échardes, éraflures, bleus …  Je cassais les pieds de Nath pour qu’elle passe The Prodigy  ou Nirvana à fond quand je ridais. J’étais parfois plus balaise que des gars. C’était drôle. J’ai reçu des poèmes. J’ai mis une raclée à une fille lors d’une compet! Jai usé des paires de globe, ethnies et vans, les ai rafistolé avec de la shoe-go. Admiré des riders. Des fois mes amies venaient me voir rouler et me tauler. Y’avait un paquet de filles jalouses, de quoi? Bonne question!

J’y ai rencontré une BFF.

Mes profs me demandaient constamment de remonter mon baggy.  C’était pas encore la mode du style de skateuse. Je chipais les pantalons de mon père…
J’aillais au cours de danse puis je fonçais au skate park avec mes collants et mon justaucorps sous mon baggy. J’en avait rien à faire de la mode.

C’était pas encore l’époque du numérique mais j’ai pu trouvé le skyblog du skate park tenu par Nathalie*.

Je vous vois déjà pouffer de rire. Gardez à l’esprit qu’on n’allait pas au skate park en habit du dimanche. On sortait de là en sueur, bien crade et content d’avoir ridé des heures avec les potes.

DOSSIER 1
DOSSIER 2
DOSSIER 3

 

– PAUSE –

©Pat Sison / @pistol_pat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HIER

Olivia de son parrain (hyper malaise en skate) sa première board pour noël.  Rien à voir avec celui que j’ai eu. Elle a du meilleur matos que moi aujourd’hui.
Ca faisait deux ans qu’elle me chipait le mien.

Hier, un dimanche matin, on a foncé au skate park pour une session kids.
Elle et moi.

On était à l’avance comme souvent.

Elle guette les premiers arrivants, sonne à la porte. Quand les kids arrivent, elle leur demande si eux aussi ils vont rouler en skate.
Le Responsable arrive, il fait un hi5 avec tout le monde.
Y’a rien à faire en skate, il y’a toujours ce côté cool et free spirit.

Olivia lui pose 10 questions en 10 secondes.
Elle entre la première et quand voit le skatepark on entend un WOAH.

On enfile son attirail de skateuse.
Je lui explique les règles! Lui dit qu’elle va  sans doute tomber et se faire mal.
Elle veut directement monter et descendre les half-pipe.

Pour sa première leçon, elle s’est bien défendue.

I GUESS IT’S IN HER DNA.

TODAY

Je reconnais un le bruit d’un skate en une fraction de seconde.
La plus part du temps quand je dis que je fais du skate, on me prends à la rigolade. Alors que j’ai roulé en skate enceinte des kids que je decends toujours les halles pipe et rentre quelques tricks. que j’ai skaté à une soirée drum & bass dans un skatepark où laurent et moi mixions.

Je dévale l’Avenue Toison d’Or en skate quand il faut beau en slalomant entre les passants qui se retourne (encore) pour voir si la nana en robe va tomber ou pas.  — »

Today,
A 6:00 du mat’ il y’a toujours une envieuse, qui se comporte comme une gamine de 15 ans. Après, on me demande pourquoi j’ai passé la plus part du temps avec trainer avec des garçons.

Today,
Olivia me raconte qu’elle a rêvé de chevalier en skateboard au skate park.

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Personnellement, je ne conseille pas de faire du skate dans un skatepark avant 6ans. Même si cela  peut avoir l’air cool d’avoir un kid qui fait du skate c’est pas vraiment un endroit pour les kids quand ils sont pas hyper encadrés.

Un skate park ce n’est pas Walibi, ni une garderie. 

C’est pas juste par ce que je ride qu’elle peut rentrer même si cela aide d’avoir une maman  ou un papa qui assure et sait comment refaire la leçon.

N’importe quel skateur vous le dira, en plus d’être assez dangereux, il faut pouvoir se placer correctement sur la board, avoir assez de force, de l’équilibre et être aussi vif qu’une panthère. Si le le kid y arrive pas, n’en faite pas un drame, vaut mieux attendre un peu et réessayer plus tard.

 

 

 

*Nath, Merci d’avoir veillé sur nous au Skatepark Madame.
De là où tu es garde un oeil sur les skateurs! Peace & Ride.